ON NE LACHERA RIEN !
Après l’incontestable succès du mouvement de grève et de la manifestation du 18 Mai 2012, SUD Aérien et toutes les organisations syndicales en tirent un bilan positif.
Plus de 99,98% de grévistes, plus de 300 salariés Trac-Piste et Trafic Air Services on manifesté leur colère sur Roissy CDG, mobilisation bruyante et colorée, de nombreux médias présents (BFM.tv, FR3, le parisien etc.…), cela ne sera pas la première foi ni la dernière foi que les médias couvrent nos problèmes. Nous somme au tout début d’un mouvement qui va prendre son ampleur dans les jours et les semaines qui suivent ... On ne lâche rien !
Mercredi 16 mai, les dirigeants de SWISSPORT nous annoncent avec le sourire que le transfert le 05 Juin 2012 aura comme conséquence de baisser nos salaires, supprimer tous nos acquis et accords d’entreprise et, cerise sur le gâteau, un éventuel licenciement économique à la fin du contrat.
A ce tarif là, les salariés ne sont plus à 3 ans près, on a plus rien à
perdre mais tout à gagner !
Petit espoir, le lendemain matin la direction de SWISSPORT décide de nous rencontrer, en nous disant exactement la même chose toujours avec le même sourire : Foutage de gueule et mépris !!!
C’EST LE RESULTAT DE LA MOBILISATION !
Lundi 21 mai un rendez-devrait être pris avec le préfet pour trouver une issue a ce début de conflit.
Mardi 22 mai, une réunion extraordinaire sera organisée à la demande des élus du Comité d’entreprise au sein de Trac-Piste & Trafic Air Services avec comme ordre du jour : mandatement d’un membre élu titulaire pour représenter en justice le Comité d’entreprise. Nous allons tout faire du point de vue juridique pour qu’on puisse se faire respecter.
Une intersyndicale et inter-filiale va se tenir afin d'adopter ensemble la stratégie et les démarches à suivre pour que nos revendications aboutissent. Il est tant qu’Air France et SWISSPORT s’assoient à la table des négociations.
Car la lutte sera longue et va se durcir !
Nous voulons que le Code du travail soit appliqué, que nos accords et nos acquis
soient intégralement maintenus dans la nouvelle entité, et non pas
des primes différentielles.
Nous voulons des garanties écrites de la part d’Air France et de Swissport qu’en
cas de perte de contrat, tous les salariés actuels transférés chez Swissport soient
repris par l’éventuel repreneur de l’activité.
C’EST INNACEPTABLE !
SUD Aérien dénonce le remplacement des grévistes organisé par AIR FRANCE par des salariés de sociétés sous-traitantes concurrentes comme Alysia, Swissport, Groupe 3S et le groupe Europe Handling et même en ayant repris le travail, nous les voyons encore en train de traiter nos vols.
SUD Aérien dénonce également cette loi qui a comme principe de restreindre le droit de grève sur les aéroports, en instituant une obligation de déclaration de préavis individuel pour le salarié concerné désirant se mettre en grève 48 heures à l’avance et d’une obligation de déclaration auprès de sa hiérarchie 24 heures à l’avance, si il désire renoncer de continuer de participer à la grève.
Le salarié qui ne respecterait pas ces obligations serait passible d’une sanction disciplinaire !
Le président de la république F. Hollande à récemment déclaré lors d’un meeting (Besançon) que « la meilleure manifestation, le meilleur droit de grève, c’est le vote » …
Si nous avons bien compris cette phrase, cela signifie qu’une loi inique votée par une majorité peut être abrogée par une nouvelle majorité.
Ainsi, les partis de gauche se sont prononcés contre cette loi et les élus de gauche à l’assemblée et au Sénat ont voté contre cette loi, il nous semble légitime au nom des salariés du transport aérien d’exiger qu’une nouvelle majorité issue des urnes abroge cette loi liberticide.
Depuis que les luttes ouvrières ont permis de légitimer le droit de grève comme une liberté fondamentale il y un siècle et demi, le droit de grève fait aujourd’hui partie du patrimoine démocratique de ce pays.
Nous vous demandons de le défendre.
Tant qu'il y a de la lutte il y a de l'espoir, Tant qu’on ne sera pas satisfaits, on ne
lâchera pas !!!
Ceux qui combattent peuvent perdre... mais ceux qui ne combattent
pas ont déjà perdu !!!
La lutte continue et s’organise, SUD Aérien appelle à la mobilisation et la Solidarité !
L’union fait la force !!!!
Vos délégués SUD Aérien
Site Web Sud Aerien TRAC-PISTE :
Nous sommes à la croisée des chemins, soit nous courbons l’échine devant les politiques d’austérité, les diktats du patronat et des marchés financiers, soit nous passons à l’offensive pour défendre les acquis sociaux, pour en conquérir de nouveaux et imposer une autre répartition des richesses.
La finance internationale, les multinationales et les oligarchies politiques, veulent infliger une défaite majeure aux classes ouvrières du monde, mettre à genoux les populations, pour perpétuer un système capitaliste qui nous mène à la ruine, engendre pauvreté et précarité.
L’explosion des profits financiers des entreprises et des dividendes versés aux actionnaires, la liberté de circulation des capitaux, la fraude fiscale des plus riches, le développement des paradis fiscaux, ont permis le plus grand hold-up des richesses produites par les salarié-es et plongé des millions de personnes dans la misère et le chômage.
La construction libérale de l’Europe doit être défaite et refondée sur des principes de solidarité et de coopération entre les peuples. Il faut en finir avec le dumping fiscal et social, les politiques d’austérité et le déni de démocratie imposés par les traités successifs dont le dernier sur la « règle d’or ».
5 millions de chômeurs et chômeuses, 8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté : depuis 2007, c’est 35 % de chômeurs/chômeuses en plus ! Ces derniers sont considérés comme des « fraudeurs qui abusent de l’assistanat » alors même que 60% d’entre eux ne sont pas indemnisés par l’assurance chômage et sont obligés de survivre avec les minima sociaux.
Le projet d’accord « compétitivité/emploi » pour Sarkozy et le MEDEF vise à détruire toutes les garanties collectives du contrat de travail, à nous faire travailler plus pour gagner moins. Nous devrons peser sur les négociations qui reprennent le 16 mai pour empêcher cette régression sociale majeure inacceptable.
Depuis 2007, le gouvernement n’a donné aucun coup de pouce au SMIC, encourageant le patronat à poursuivre sa logique de « modération salariale ».
Dans la Fonction publique, la valeur du point est gelée depuis juillet 2010 et la perte de pouvoir d’achat depuis 2007 est de 6 %.
Aucun rattrapage des pensions n’a été mis en oeuvre alors que l’indexation des pensions sur les prix a entrainé une perte de pouvoir d’achat des retraités qui se cumule chaque année et représente un retard de 17% en 15 ans sur le salaire moyen.
L’égalité salariale entre les femmes et les hommes devait être réalisée au 31 décembre 2010 selon Nicolas Sarkozy : promesse non tenue comme tant d’autres.
L’écart salarial reste de 25 % et au niveau des retraites, la pension moyenne des femmes est inférieure de 40 % à celle des hommes !
Alors même qu’il faudrait des services publics plus nombreux, mieux répartis sur tout le territoire et les quartiers populaires, répondant mieux aux besoins de l’ensemble de la population, 150 000 emplois ont été supprimés en 5 ans, dans la Fonction publique d’Etat, avec le non renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. La Fonction publique hospitalière et la Fonction publique territoriale ne sont pas mieux loties.
La remise en cause de la retraite à 60 ans en 2010, le recul à 62 ans de l’âge de départ et à 67 ans de l’âge annulant la décote, l’allongement du nombre d’annuités nécessaires s’inscrivent dans un vaste démantèlement de notre système de protection sociale. L’accès à la santé est remis en cause, la prise en charge de l’aide à la perte d’autonomie qui devait être un grand chantier a été remise à plus tard.
Nous avons assisté à la mise en place d’une politique xénophobe et raciste au plus haut niveau de l’État. Elle s’inscrit parfaitement dans la même logique que celle du Front National qui demeure le pire ennemi des salarié-es des chômeurs/ chômeuses, des précaires et des retraité-es.
Les luttes dans le privé comme dans le public n’ont jamais cessé mais la question de leurs convergences pour peser sur notre avenir reste posées. La détermination des salariés d’Arcelormittal nous montre la voie. Tous ensemble, nous devons construire dès maintenant la coordination nationale des luttes pour le droit à l’emploi, une protection sociale de haut niveau, des services publics de qualité, une autre répartition des richesses et l’instauration d’une démocratie sociale sur les choix économiques et sociaux prioritaires, tenant compte des impératifs écologiques.
Quelle que soit l’issue des élections, le changement dépend de nous, de notre volonté et de notre capacité à faire plier le patronat, les puissances d’argent, et les gouvernements qui veulent nous faire payer leur crise.
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