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CCE Air France Février 2017

Publié le par SUD AERIEN ROISSY ESCALE

Ces dirigeants qui se gavent sur la prospérité de l’entreprise mais veulent nous imposer des restrictions salariales !

Ces dirigeants qui se gavent sur la prospérité de l’entreprise mais veulent nous imposer des restrictions salariales !

l’hypocrisie de ces dirigeants

Les élus apprennent que nos dirigeants du Comité Exécutif (PDG, DG de chaque entité,…) se sont augmentés de +41%.  Le total de leurs salaires passe de 3.4 Millions€ en 2015 à 4.8M€ en 2016 (pour 14 personnes) Sud Aérien a dénoncé l’hypocrisie de ces dirigeants qui se gavent sur la prospérité de l’entreprise mais veulent nous imposer des restrictions salariales !  

 

BILAN ECONOMIQUE AIR FRANCE Année 2016

Les avions sont pleins (84%) et les résultats sont excellents. Profitant du faible cours du pétrole, les coûts carburants ont baissé de -25% pour Air France. La recette baisse de 5% mais les coûts baissent plus vite -6%. L’EBITDA du groupe AF/KLM, indicateur clef pour visualiser la rentabilité d’une compagnie aérienne, ne cesse de progresser +10%. Il s’établit à 2.7 Milliards €. Ce qui permet d’augmenter le résultat net d’Air France 445M€, et de faire baisse sa dette de 400M€.  La trésorerie d’Air France 1.8Mds€ est supérieure à sa dette nette 1.2Mds€. Malgré cela, la direction continue d’organiser le transfert des passagers d’AF (-1.5%) vers KLM (+6%). Cette situation ne risque pas de s’inverser puisque la flotte AF va se réduire de 3 avions jusqu’en 2020. C’est un choix de nos dirigeants qui veulent asphyxier AF au profit de KLM, qu’ils estiment plus profitable. L’activité maintenance poursuit sa croissance mais avec des effectifs toujours en berne.

Bilan 2016
Air France Chiffre AffairesRésultat netPassagersDette Trésorerie
201614 358M€ 445M€49.7 millions 1 242M€ 1 800M€
Evolution-5%+83% -1.5%- 23%  

 

Transavia, la filiale low-cost s’enfonce toujours dans ses déficits. Comment envisager alors  la création d’une nouvelle filiale Low-cost Long Courrier rentable (Boost ?), avec un modèle identique à Transavia. Pour Sud Aérien, l’explosion de création de richesses de la compagnie doit être restituée à ceux qui la crée : l’ensemble des salariés. Tous les indicateurs sont dans le vert et nos dirigeants ont déjà commencé à piocher dans les poches de la compagnie pour se verser de gros augmentations !  

Projet BOOST – Compagnie Low Cost Long Courrier

Sous couvert de reconquête de lignes jugées peu rentables, ce projet de dumping social va surtout servir de laboratoire social. Nos dirigeants veulent instituer deux catégories de PNC :

Ceux d’Air France correctement payés, ceux de la nouvelle BOOST, précarisés  (+25% productivité) et sous-payés (-25%)  1000 nouveaux PNC (à bas coûts) seront donc recrutés en extérieur.  Cette logique de fracture sociale au sein de la compagnie brise un peu plus la cohésion sociale et notre collectif de travail. Et cela impactera inévitablement la sécurité des vols.

La direction prévoit une flotte constituée de 18 A320 pour le Moyen-Courrier, et à terme, 10 A350 pour le Long-Courrier (en attendant qu’ils arrivent, ce seront des A340). Ces avions diminueront d’autant la flotte Air France .

18 A320 et 10 A350

 2018201920202020
MC11181818
LC341010

 

Dès 2018, pilotés par des Pilotes AF (qui devront faire eux aussi des efforts de productivité selon la Direction), les vols BOOST seront affrétés par Air France, sous code AF.  
Le réseau, pricing revenue management, la vente et la distribution seront assurées par AF. Donc tous ces coûts logistiques supportés par AF, rien pour BOOST …  
La maintenance sera assurée par AFI (contrats de prestation de service). Mais sous quelle forme? et ou ? Pas de réponse….ni d’information sur la structure juridique et financière de cette nouvelle filiale. Concrètement, c’est une filialisation d’une partie de l’activité Passage d’Air France !  Les PNC et le sol doivent maintenant se mobiliser contre ce projet néfaste pour leurs filières et leurs carrières, comme ont su le faire les salariés de la DGI qui ont refusé la filialisation de l’industriel .

Point sur le nouvel accord des Activités Sociales et Culturelles au CCE

Depuis des années, une injustice perdurait sur le financement du CCE. Les CE DGI et HUB Roissy (alors qu’ils ne sont pas plus riches que les autres, et ne consommaient pas plus que les autres) cotisaient bien plus que les autres. 

Pourquoi ?

C’est l’héritage d’un système mis en place en 2004 qui permettait de favoriser certains CE aux dépends d’autres. En 2016, les deux premières victimes de ce système ont été le CE HUB et le CE DGI. Il était urgent de rétablir une juste solidarité entre tous les CE et de revenir à un taux unique de participation. C’est pourquoi, après 8 mois de négociations, l’ensemble des CE ont convenu d’un taux unique à 43%.  
Les négociations ont été longues, et la CGT a brillé par son absence lors des réunions. La CGT mécontente des débats quitte soudainement la session, incapable de répondre à l’argumentation des autres élus qui pointent les contradictions de l’ancien système.

C’est donc la fin d’un système basé sur le clientélisme et qui dorénavant va reposer sur une participation plus juste. Sans impact sur les Vacances Familles et les Colonies au CCE, ce nouvel accord améliorera la trésorerie des CE HUB, DGI et Informatique. L’activité ASAF est maintenue mais passera maintenant directement par chaque CE.                      

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