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GREVE JEUDI 05 FEVRIER 2009 POUR DEFENDRE NOS GP.

Publié le par SUD AERIEN ROISSY ESCALE


La direction aurait donc menti sur l'augmentation du prix des R1 ?

Elle n'aurait pas respecté la consultation des syndicats sur la suppression des billets N2 Partenaires ?
Le président Spinetta n'aurait pas tenu sa promesse de ne pas toucher aux acquis ?

Et la grande majorité des syndicats qui trouve (aujourd'hui)

cette « provocation inacceptable » aurait été abusée ?

 

IL N'Y A PAS PLUS AVEUGLE QUE CELUI QUI NE VEUT PAS VOIR !

 

Depuis deux ans maintenant, SUD Aérien dénonce publiquement la stratégie de la direction de laminer les Facilités de transport sous couvert d'un diktat de l'URSSAF.

 

Les délégués SUD Aérien seraient-ils plus intelligents que les autres ou bien, les syndicats n'ont-ils pas voulu regarder la réalité en face pour mieux disculper la direction de ses responsabilités ?

 

Aujourd'hui, les faits sont là :

la direction augmente lourdement la très grande majorité des tarifs R1 pour ne pas, elle-même, avoir à payer les cotisations URSSAF

alors qu'elle pourrait baisser le prix de certains R2 (déjà au-delà de 70% du prix public), elle refuse de le faire

en deal avec l'URSSAF, elle crée un tarif minimum pour les billets RN

(billets PN jusqu'alors gratuits) de 3 à 60€

 

fin mars, elle supprime définitivement les billets N2 Partenaires (voyageant seuls) et menace de supprimer totalement à court terme, le billet Partenaire.

 

Cela aurait pu passer par pertes et profits mais les salariés n'entendent pas se laisser faire. Cet été déjà, 5700 salariés PN/PS, toutes catégories confondues, ont signé une pétition proposée par SUD Aérien réclamant l'arrêt du projet d'augmentation du prix des billets GP.

 

Deux grèves à l'appel de notre syndicat suivies notamment par les agents d'escales sont venus confirmer le mécontentement.

 

Du coup, les syndicats qui ont laissé faire portent une lourde responsabilité.

A SUD Aérien, nous avons décidé que notre réaction devait être à la hauteur des attaques et que l'heure n'était ni à tergiverser ni à pleurnicher. 


SUD AERIEN APPELLE TOUS LES SALARIES D'AIR FRANCE, PERSONNELS AU SOL ET PERSONNELS NAVIGANTS
A CESSER LE TRAVAIL:  

LE JEUDI 05 FEVRIER 2009
DE 3H00 FIN DE SERVICE A 24 H00 AU CHOIX DU SALARIE.
DANS TOUS LES SECTEURS, NOUS IRONS RECLAMER AUX REPRESENTANTS DE LA DIRECTION:

LA SUPPRESSION DE L'AUGMENTATION DES R1 ET DES RN
LA PRISE EN CHARGE PAR AF DES COTISATIONS URSSAF
LE MAINTIENDE TOUS LES BILLETS PARTENAIRES R1, R2, N2
L' ATTRIBUTION D' UN BILLET R1 FAMILLE ANNUEL
A CHAQUE AGENT..  
 

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JEUDI 29 JANVIER : ON FAIT GREVE ET ON MANIFESTE TOUS ENSEMBLE !

Publié le par SUD AERIEN ROISSY ESCALE


Huit organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, UNSA, Solidaires, FSU) appellent ensemble à organiser grève et manifestations le 29 janvier. Il s’agit bien d’associer l’ensemble des salarié-e-s du secteur privé, du secteur public, de la fonction publique, en activité, en retraite, au chômage, en formation !


Education Nationale, SNCF, fonction publique, Caisses d’Epargne,Transport Aérien Roissy et Orly … des appels unitaires sont déjà lancés, d’autres vont suivre dans les prochains jours et les structures interprofessionnelles locales et départementales vont se rencontrer pour renforcer l’appel à la grève et organiser les manifestations.


Des luttes, il y en a …

Uniquement dans les dernières semaines de 2008, on a vu de nombreuses grèves : Education nationale, SNCF, Renault, Poste, Audiovisuel, ANPE/ASSEDIC, INSEE, Caisses d’Epargne, Météo France, ONF, AFPA, etc. Les lycéen-ne-s ont fait reculer Darcos, il y a aussi les grèves de travailleurs/ses Sans-Papiers qui se poursuivent en Ile De France… Et des mouvements locaux ou dans bien des secteurs : commerce, industrie, nettoyage, transports, etc. Les luttes pour l’emploi et les salaires se multiplient dans les entreprises.


Ensemble, on est plus fort-e-s !

Une journée de grève et de manifestations, ce ne sera pas suffisant pour faire reculer le patronat et le gouvernement et il ne faut pas retomber dans la répétition des grèves de 24 heures, secteur professionnel par secteur professionnel.

 

Nous devons construire un mouvement interprofessionnel prolongé qui rassemble. Mais cela fait si longtemps que nous travaillons à un appel interprofessionnel unitaire, que nous ne sous-estimons pas l'importance de la réussite de cette action. La suite, indispensable, ne sera possible qu'après une grève massive, des manifestations puissantes, le 29 janvier !  

Face aux attaques qui s’accélèrent

 

Dans les entreprises : droit de grève, code du travail, contrat de travail avec licenciements facilités, 35 heures, suppressions massives d’emplois partout… Contre nos droits sociaux : assurance maladie, accès aux soins pour tous (franchises médicales, fermeture des hôpitaux), retraites… Contre les libertés : test ADN, fichage dès 13 ans, flicage accru des chômeurs, expulsions massives des sans-papiers, pénalisation des plus jeunes, répression, mise sous tutelle des média… … le 29 janvier, on sera tous dans l’action !

 

Nous serons des millions à dire au patronat et au gouvernement que nous ne voulons pas payer leur crise. C’est le système économique qu’ils ont bâti pour nous exploiter qui est en crise. Au nom de quoi, devrions-nous en payer les conséquences ?

 

En faisant grève et en participant aux manifestations, nous montrerons que d’autres solutions sont possibles, si nous posons les questions de fond, … et si nous agissons pour que les réponses ne soient pas seulement celles qui arrangent la minorité qui prétend nous diriger, … cette minorité qui a gaspillé des centaines de milliards !

 

Faut-il distribuer des centaines de milliards d’argent public pour sauver le capitalisme……..

 

Depuis octobre, toutes les institutions (Etats, FMI, Banque centrale européenne, etc.) distribuent les milliards à tour de bras pour « sauver le système de la crise qu’il traverse ». Alors qu’il n’y avait pas d’argent pour nos salaires, pour les services publics, pour la sécu, pour nos retraites, … alors qu’il fallait réduire la dette et le déficit public, des milliards sont offerts aux banquiers, aux patrons, aux actionnaires … et le « déficit public » n’est plus un problème !

 

Après des dizaines d’années de bataille idéologique pour tenter de nous convaincre que la seule réalité possible c’est le marché, la libre concurrence, les privatisations, … quand les bénéficiaires du système sont en difficulté, ils redécouvrent les bienfaits des aides publiques, mais pour leurs seuls intérêts privés. Privatiser les profits, socialiser les pertes, demeure un principe de base du système économique capitaliste. C’est pour cela que ces centaines de milliards d’euros ne sont pas utilisés pour lutter contre la faim dans le monde, pour loger celles et ceux qui survivent sans toit, pour créer des emplois stables, améliorer les conditions de travail ou pour augmenter les salaires et pensions.

 

…Ou se poser la question de construire un autre système économique ?

 

Au contraire, sous prétexte de leur crise, patrons et gouvernement essaient de nous pressurer encore plus ! Exigeons une autre répartition des richesses que nous produisons !

Par notre travail, nous contribuons tous à la richesse collective. Le système actuel est organisé pour que quelques uns s’accaparent la majeure partie du profit permis par le travail de tous.

Les bas salaires, le chômage, la misère des retraites, la destruction des services publics et de la protection sociale, etc. ne sont pas une fatalité mais la conséquence de choix de société. C’est cela qu’il faut remettre en cause : dans les entreprises, dans les quartiers, discutons ensemble des revendications dont nous devons exiger satisfaction, et aussi de l’organisation même du travail, des services collectifs, etc.

 

C’est leur système qui est en crise, et ils veulent nous le faire payer !

Pas question : au contraire, rendez nous nos milliards !

Pas de licenciement, de chômage technique, de blocage des salaires : utilisons les milliards accumulés depuis des années, au lieu de les donner aux banques et actionnaires. 

 

Tous et toutes en grève et dans la rue le 29 janvier

Grève de 24h du
mercredi 28 janvier 21h
au vendredi 30 janvier  7h

 

MANIFESTATION A PARIS

14H PLACE DE LA BASTILLE  (métro Bastille)

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