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RETRAITES : très forte mobilisation contre un projet de loi inacceptable

Publié le par SUD AERIEN ROISSY ESCALE

 

La journée de mobilisation interprofessionnelle du 24 juin appelée par la CGT, la CFDT, la CFTC, la FSU, l’UNSA et Solidaires a connu une très forte mobilisation.

Le nombre d’arrêts de travail dans le secteur privé, les chiffes de grèves dans le secteur public, le nombre de manifestant-es (deux millions) dans tout le pays : tout indique qu’un saut qualitatif important a été franchi dans la construction du rapport de forces. Le gouvernement misait sur l’approche de la période estivale pour afficher le soutien de la population à son projet, il en est pour ses frais !

Les manifestant-es ont exprimé leur refus de l’injustice que constitue ce projet de loi.  Le gouvernement a pendant des mois martelé dans sa propagande que ce serait une réforme juste, faite au nom de l’équité : depuis la publication du projet de loi le 20 juin dernier, chacun et chacune a pu mesurer que cette réforme était profondément injuste et qu’elle pénaliserait les salariés les plus défavorisés, les moins bien payés, les plus précarisés, en particulier les femmes et les jeunes générations. Cette réforme est faite sur mesure pour

« rassurer les marchés » financiers ; elle s’inscrit

dans le plan d’austérité que le gouvernement veut nous faire avaler : report de l’âge légal de la retraite, allongement du nombre d’annuités, baisse du niveau des pensions, blocage des salaires des fonctionnaires, nouvelles annonces de suppressions massives d’emplois dans la fonction publique…

Pendant ce temps, une minorité de privilégiés, les actionnaires et les grands patrons, s’enrichissent toujours plus.

Oui, il est possible de financer notre système de retraite par répartition, de maintenir les 60 ans et les régimes spéciaux, de revenir sur les réformes de 1993, 2003 et 2007 : pour cela, il faut une autre répartition des richesses !

Pour l’Union syndicale Solidaires, la pression sur le gouvernement doit se développer pour lui imposer le retrait de ce projet de régression sociale.

Pendant l’été, les initiatives doivent se poursuivre dans tout le pays, en particulier autour du 13 juillet, lors de la présentation en conseil des ministres du projet de loi. Le succès d’aujourd’hui doit permettre de nouveaux rendez-vous de grève interprofessionnelle pour la rentrée.

Pour imposer le retrait de ce projet, il faut préparer un mouvement d’ensemble, une grève générale : c’est le rapport de forces qui obligera le gouvernement à céder. Pour l’Union syndicale Solidaires, c’est lors du démarrage du débat parlementaire en septembre que nous devrons construire une mobilisation encore plus forte.

Dans ce sens, l’Union syndicale Solidaires proposera lors de la prochaine intersyndicale qu’une date de mobilisation interprofessionnelle le plus tôt possible en

septembre soit d’ores et déjà fixée.  

 

COMMUNIQUE Solidaires

24 juin 2010

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OU VA AIR FRANCE... et où allons-nous ?

Publié le par SUD AERIEN ROISSY ESCALE

 

La situation devient plus claire pour le transport aérien mondial. L’IATA

( Association Internationale du Transport Aérien)

annonce des chiffres de trafic mondial pour les mois de

mars et de mai 2010 qui renouent avec ceux de 2008 et une

croissance continue pour les mois à venir. Le transport aérien suit la

reprise des échanges commerciaux internationaux. Ceci est vrai pour le

trafic en général et plus particulièrement  pour les classes « avant »

(Première et Affaire) qui ont pratiquement récupéré les coefficients

d’avant crise, avec la remontée du « yield »

( en français le profit, tout simplement, mais en anglais ça fait mieux…)

C’est ce que nous expliquions déjà dans un tract de janvier 2010, alors

que la Direction continuait à faire croire que le trafic restait durablement

en baisse d’activité. C’est cette explication de crise prolongée, et non pas

conjoncturelle qui servait à distiller la peur, à imposer :

un PDV qui se traduit par 1800 suppressions d’emplois, et une GPEC

( gestion prévisionnelle des emplois) qui prévoit encore

3000 suppressions d’emplois jusqu’en 2013

( 4.5% des effectifs PN/PS en moins hors PDV)

des attaques sans précédents dans les escales avec le projet NEO

( exigeant 20% de productivité en plus dans chaque escale, donc tout

autant de suppressions d’emplois)

une régression totale des activités fret d’Air France, avec l’abandon de la flotte

Cargo, au profit de la filiale Martinair la dénonciation des accords

PNC court et moyen courrier pour imposer une augmentation

de la productivité en dégradant les conditions de travail

une baisse de nos salaires, puisque en 2010, l’accord salarial

prévoit 0.8% d’augmentation pour une inflation

prévue par l’INSEE à 1.6%.

 

PENDANT CE TEMPS-LA, NOTRE DIRECTEUR GENERAL,

P.H. GOURGEON NE S’APPLIQUE PAS LES MEMES RESTRICTIONS

PUISQUE SA REMUNERATION FIXE CONNAIT EN

2009/2010 UNE AUGMENTATION DE 25%

PASSANT DE 600000 € A 750000 €. 

  

Comme il l’a dit, lui-même dans ses vœux 2010 au personnel,

ce sera donc bien « une année d’efforts partagés » !  

Alors qu’elle programme une régression des effectifs, la Direction envisage dans le même temps 6% de croissance dans les trois années à venir. Nous n’oublions pas que, de 2008 à mars 2011, le groupe AF/KLM aura réussi à imposer 9% de baisse d’effectifs 

 

REGARDONS LES COMPTES DE PRES

Les comptes 2009/2010 confirment une situation qui permet à la Direction

de prévoir l’équilibre pour l’année actuelle. Malgré la baisse

d’activité de 2008/2009, le rapport  

de gestion édité par la Direction et remis aux actionnaires indique :

 

« la demande de transport aérien a toujours retrouvé et

même dépassé  le niveau  atteint avant la crise ». 

 

  Le but est donc de profiter de la reprise pour accentuer la

productivité et la rentabilité financière au détriment de nos

emplois et de nos salaires. Sur les comptes d’AF/KLM, les

résultats affichent un résultat négatif de 1.56 milliards …

Enorme, dirons certains. Mais en regardant de près, le poids

négatif des couvertures pétrole pèse pour 637 millions dans ces

résultats, le PDV lui-même pour 148 millions. Les frais financiers

aussi pèsent beaucoup dans les comptes : 200 millions d’euros

de charges supplémentaires dus à la baisse de rendement

des produits financiers et 160 millions dus à la dévalorisation

des couvertures carburant. Tout autant d’éléments qui ne seront

pas présents pour l’exercice à venir. C’est sûrement pour cela que

c’est l’esprit tranquille que P.H. Gourgeon a « accepté » une

augmentation de son salaire de  150000 euros et que

J.C. Spinetta continue à percevoir une retraite chapeau d’au

moins 350000 euros, grâce au fonds créé en 2004 par la

compagnie pour assurer à 39 de ses cadres dirigeants une

retraite chapeau équivalent à 35 à 40% de leurs trois dernières

années de rémunérations ( c’est mieux que les 25

meilleures annuités qui régissent nos retraites… !).

Toutes les informations que nous publions dans ce tract

sont du domaine ublic et peuvent être lues notamment dans

le rapport de gestion aux actionnaires

( AG des actionnaires juillet 2010 : sur le site  

airfranceklm-finance.com ). Les chiffres de l’IATA sont aussi

consultables (en anglais malheureusement, sur le site :

iata.org/whatwedo/economics/Pages/traffic_analysis.aspx).  

Maintenant à nous de savoir si nous acceptons de nous

laisser intoxiquer ! Si la réponse est NON, dans l’ensemble des

secteurs de l’entreprise, nous devons prendre nos affaires en

mains pour ne pas accepter, comme une

fatalité, cette stratégie de l’entreprise qui va à

l’encontre de nos intérêts.  

  

Le Bureau national – Juin 2010 

                                                

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