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CCE : agonie ou survie ?

Publié le par SUD AERIEN ROISSY ESCALE

 

Un nouveau « plan de sauvetage » a donc été voté au CCE fin Juillet  par les élus CGT, CGC et FO du CCE :

il s’agit d’une opération financière « loi Dailly » qui, en gros, permet une avance de trésorerie

sur la subvention versée par Air France d’un montant

de 14 millions d’€ !

 

Rappelons que ce vote d’un crédit au CCE par ces syndicats est cocasse dans la mesure où fin 2009,

les mêmes syndicats FO et CGC avaient refusé de voter le prêt bancaire

de 6 millions d’€ proposé par le secrétaire CFDT du CCE de l’époque.

 

Rappelons aussi qu’un mandataire ad hoc a été désigné pour proposer et éventuellement mettre

en œuvre un plan de réduction des coûts au CCE, c’est à dire concrètement :

 

 Réduction des effectifs et vente du patrimoine !

 

En contrepartie la direction d’Air France dans un courrier adressé en Juillet au secrétaire

du CCE, exige des syndicats majoritaires au CCE qu’ils :

 

« assurent la réalisation des recommandations de monsieur le Mandataire ad hoc destinées à redresser durablement la situation financière du CCE » et que « la session du CCE vote le plan de cession du patrimoine … »

 

Ce principe a été voté dans les CE d’Air France, SUD Aérien  a refusé de le voter !

 

Le plan voté par la CGT, CGC et FO : Il s‘agit de vendre le patrimoine à hauteur

de 40 % et de baisser la masse salariale de 30 % … liquidation sans

consulter ni informer les salariés ??

 

Un des dirigeants de la CGC d’Air France a donc été désigné comme seul mandataire pour

mettre en œuvre la vente, dans le cadre d’un «  comité de contrôle » constitué du

secrétaire du CCE et du trésorier, des secrétaires généraux

des syndicats CGT, FO et CGC.

 

Déni de démocratie :

 

Les élus de la session du CCE sont donc considérés comme des pots de fleurs puisqu’ils

n’auront pas leur mot à dire, alors que le fonctionnement démocratique normal veut

que ce soit les élus de la session qui votent les décisions et les orientations, que le

bureau du CCE est ensuite chargé de mettre en œuvre !

 

Les syndicats d’Air France ont donc abandonné toute volonté de mobiliser les

personnels autour d’un accord suivant les articles L.2232-12 et L.2327-16 du

Code du travail, pour revenir à une répartition solidaire de la subvention.

 

Les syndicats d’Air France ont donc abandonné toute revendication d’intégration

des personnels CE et CCE au sein d’Air France.

 

La véritable origine du marasme financier du CCE : l’inversion des flux imposé

par le syndicat majoritaire de pilotes SNPL Alpa !!

 

Il est tout simplement incroyable d’entendre régulièrement des syndicalistes clamer haut et

fort leur admiration de la « bonne gestion » des élus PN du bureau du CE Exploitation Aérienne 

( qui regroupe tous les PN ).

 

Ces syndicalistes sont soit des ânes, soit des malhonnêtes … soit les deux !

 

En effet, même si il est évident que l’on peut émettre des critiques justifiées de la gestion des

différents bureaux du CCE au cours des dernières décennies ( et la quasi totalité des syndicats

sont donc concernés à un moment ou un autre ), l’inversion des flux est la seule cause

réelle et sérieuse de la disparition programmée des activités sociales et culturelles du

CCE au bénéfice de tous les salariés !

 

Le SNPL Alpa manœuvre depuis la fin des années 90 pour obtenir cette inversion des flux !

Concrètement, elle est mise en œuvre en 2006 : la direction verse alors la subvention

directement au CE Lignes, devenu depuis CE Exploitation Aérienne

(PNC  + PNT qui pèsent, en gros, plus de 45 % de la masse salariale globale  pour 36 % des effectifs).

 

Les accords de 2006 entre le CCE et le CE Lignes prévoyait un reversement de solidarité de

ce dernier vers les autres CE personnels sol. De même, un accord prévoyait un « achat » de

séjours vacances et vacances jeunes du CCE par le CE Lignes …

 

Ou en sommes-nous aujourd’hui ?

 

Entre 2006 et 2010,  la part de la subvention globale versée par Air France

( 3,1 % de la masse salariale totale ) qui revient au final au CCE … passe de 71 % à 47 % !

 

Entre 2006 et 2010, la part de la subvention globale versée par Air France qui revient

au final au CE Exploitation Aérienne … passe de 14 % à 38 % !

 

Le PROBLEME étant que les élus du bureau du CE Exploitation Aérienne refusent de

payer leur dette au CCE, dette qui s’élève à … plus de 10 millions d’€ !

 

Alors, que fait-on aujourd’hui ? Devons nous attendre que le secrétaire général de la CGC brade

dans son coin le patrimoine du CCE qui est, il faut le rappeler, le patrimoine de tous les salariés

de l’entreprise, sans qu’ils soient consultés ?

 

Devons-nous laisser un syndicat de pilotes (SNPL Alpa ) avec ses alliés syndicaux PNC 

( SNPNC FO, UNAC CGC, UNSA ) définitivement désintégrer les activités sociales et culturelles du

CCE, avec la complicité passive de la direction ?

 

Devons nous accepter cette situation comme une « fatalité », ce qui semble être l’attitude

la plupart des syndicats ?

 

NON ! Il existe une solution, celle qui consiste à passer un accord majoritaire

entre syndicats (qui pèsent donc ensemble plus de 30 % des voix aux

dernières élections), suivant les articles L. 2232 - 12 et L. 2327-16 du

Code du travail, pour revenir à une répartition

solidaire de la subvention !

 

Bureau National

 

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La saisine du conseil des prud'hommes doit rester gratuite !

Publié le par SUD AERIEN ROISSY ESCALE

Chers amis,

 

Je viens de lire et de signer cette pétition en ligne:

«La saisine du conseil des prud'hommes doit rester gratuite !»

Personnellement, je suis d’accord avec cette pétition et je crois que tu peux l’être aussi.

 

Souscris à la pétition ici :

 http://www.petitionpublique.fr/?pi=prudhomm

et divulgue-la auprès de tes contacts.

Merci.

 

La saisine du conseil des prud'hommes doit rester gratuite !
Texte en vu d'une pétition et d'une campagne pour conserver la gratuité des prud'hommes. Avant de lancer la pétition, nous demandons aux militant(e)s ouvriers, travailleuses et travailleurs qui souhaiteraient apparaître comme "premiers signataires" de nous contacter à contact@communisme-ouvrier.info.

La saisine du conseil des prud'hommes doit rester gratuite !
Nous, travailleuses et travailleurs, salarié(e)s, au chômage ou retraité(e)s, militant(e)s ouvriers, syndiqué(e)s ou non, avons appris qu'en juillet le sénat a voté l'instauration d'une taxe de 35 euros en timbres fiscaux à partir du 1er octobre à chaque fois que l’on dépose un dossier aux prud’hommes.

Cette mesure est scandaleuse.

En effet, alors que de plus en plus de travailleuses et de travailleurs n’arrivent plus à joindre les deux bouts, cette nouvelle taxe repose une fois encore sur les salarié(e)s. Car, même si les prud’hommes peuvent aussi être saisis par les patrons, dans la pratique, c’est presque exclusivement les travailleurs qui saisissent cette juridiction lorsque leurs droits ne sont pas respectés.

En plus, l'instauration de cette taxe sur l'utilisation des conseils des prud’hommes constitue un nouveau moyen pour dissuader les salarié(e)s de défendre leurs droits face aux patrons.

Aussi, nous dénonçons l'instauration d'une taxe sur l'utilisation des conseils des prud’hommes. Les travailleuses et les travailleurs doivent pouvoir utiliser gratuitement la juridiction prud'homale pour faire respecter leurs droits !


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