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Réaction face au virus Ebola

Publié le par SUD AERIEN ROISSY ESCALE

 

Réaction face au virus Ebola 

 

A la différence de la majeure partie des compagnies aériennes (dont British Airways, Emirates et Air Kenya),  Air France  continue à desservir le Sierra Leone, la Guinée et le Nigeria. Pourtant, les risques sanitaires sont considérables, le développement fulgurant de l’épidémie de fièvre Ebola ayant déjà touché plus de 2000 personnes dont 50% de cas mortels. 
 

En continuant la desserte de Freetown, Lagos et Conakry, la compagnie fait courir un risque réel aux passagers et aux équipages et ne respecte pas le principe de précaution. 
Les mesures prises (kit Ebola, thermomètres et Questionnaires) semblent bien dérisoires. 

 

Dans plusieurs régions du monde, la compagnie prend l’habitude de faire courir des risques inconsidérés aux équipages : la suspension tardive du survol de l’Ukraine, le maintien de la desserte de Tel Aviv malgré la situation de guerre maintenue par Israël contre la population de Gaza, et la desserte de trois pays africains touché par Ebola. 

 

Comme plusieurs autres syndicats d’Air France, Sud Aérien demande à la Direction de la compagnie de suspendre les rotations pour ces trois pays, et encourage les PNC à faire valoir le « volontariat » sur ces destinations. Les PNC d’Air France n’ont pas à mettre leur vie en péril pour suivre les intérêts commerciaux d’Air France et les intérêts diplomatiques du gouvernement français. 

Communiqué de presse du 22 août 2014

 

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APRES TRANSFORM 2015, PERFORM 2020 : UN NOUVEAU PLAN D'ATTAQUE CONTRE LES EMPLOIS ET LES SALAIRES

Publié le par SUD AERIEN ROISSY ESCALE

La Direction a publié les résultats du premier semestre 2014.

 

Pour ceux qui auraient eu un doute, Air France va bien ! Mais là, ce n’est pas SUD Aérien mais De Juniac qui vous le dit et, cette fois, il vous dit la vérité.

En 2012, De Juniac disait que le transport aérien était au cœur de la crise, qu’Air France risquait de mourir : « la dette est insupportable et, même pleins, nos avions perdent de l’argent. Les low cost et les compagnies du Golfe sont en train de nous asphyxier. »

A l’époque, il fallait faire peur pour faire taire les salariés face à un plan de blocage des salaires, de perte de 7 500 emplois, de casse de nos accords d’entreprise, avec perte de jours de congés, de l’ancienneté….la perte de 40 ans d’acquis sociaux !!!

 

Deux ans après, détachez vos ceintures, nous sommes sortis de la zone de turbulence !

La communication a changé puisqu’il faut bien prouver que le Plan Transform a été efficace : la Direction ne parle plus du poids insupportable de la dette. Le Groupe s’est même permis 800 millions d’euros d’investissements sur le semestre. Pourtant la dette nette est de 5,41 milliards d’euros au 30 juin 2014, 120 millions de plus qu’au 30 juin 2013.

 

Cela prouve simplement que cette dette n’était pas plus insupportable hier qu’aujourd’hui, car elle reflète simplement le flux permanent des emprunts et des remboursements. Elle a servi d’épouvantail pour faire croire que « nous allions mourir ». Pourtant, 6 milliards pour AF/KLM, c’est une charge identique à un crédit de 10 000 € pour un couple qui gagne 40 000 € par an… Aux taux actuels et sur 15 ans, cela fait 80 € par mois pour le ménage !

 

Donc le Groupe va bien, l’excédent brut d’exploitation (EBITDAR) est de plus de 1 milliard sur le semestre, en progression de 180 millions par rapport au 1er semestre 2012. Le trafic a augmenté de 2,5 % par rapport au 1er semestre 2013. AF/KLM caracole dans le peloton de tête des compagnies aériennes (qu’il n’a jamais quitté) et la Direction promet une croissance de trafic 5 % par an.

 

Les habituels soutiens syndicaux de la Direction, ceux qui ont signé sans rechigner tous les reculs sociaux que nous subissons aujourd’hui, vous diront que, justement, cela va mieux grâce aux sacrifices imposés aux salariés et qu’Air France a été sauvé de la faillite par le plan Transform.

 

La vérité est ailleurs : il y a deux ans, les fondamentaux de l’activité et des résultats du Groupe étaient les mêmes qu’aujourd’hui. SUD Aérien l’a écrit régulièrement, chiffres à l’appui, depuis le lancement du plan Transform et de la communication catastrophiste de la Direction et de ses amis. Le Groupe n’a pas cessé d’avoir des taux de remplissage excellents et une croissance de l’activité. Il n’a jamais été mis réellement en péril pour ses parts de marché par les low cost ou les compagnies du Golfe. Le seul but du Groupe, dont il ne se cachait pas, était d’accroître sa marge financière pour pouvoir disposer de plus de liquidités et de ressources pour les d’investissements et la rémunération des prêteurs et des actionnaires. 

L’objectif de Transform 2015 était d’attaquer les personnels et la masse salariale pour accroître cette marge !!!

Et que l’on ne vienne pas nous dire que ce sont ces économies sur la masse salariale qui auraient « sauvé Air France ».

Les attaques sociales menées depuis deux ans sont insupportables, mais les économies faites sur notre dos n’ont pour l’instant aucun effet sur les résultats du Groupe. La preuve :

- en 2013, De Juniac et ses amis ont réussi à faire baisser la masse salariale de 180 millions d’euros. Dans le même temps, le PDV a coûté 183 millions

- pour le 1er semestre 2014, la baisse de la masse salariale a été de 152 millions. Le PDV pour la même période a coûté 144 millions.

 

Les reculs sociaux d’aujourd’hui assurent les profits financiers de demain!

 

Par contre, le blocage des salaires, les suppressions d’emplois, les reculs sociaux (ancienneté, RTT, …) vont dégager, dans les années à venir, des profits financiers pour les investisseurs et les actionnaires. Nous, les salariés d’Air France, allons financer ces profits par les pertes de nos salaires et ne comptons pas que la Direction nous redonne tout ce qu’elle nous a volé. Il n’y a pas de clause de retour à meilleure fortune dans les accords pourris signés par certains, et les fameuses actions « gratuites » ne remplaceront pas les centaines d’euros perdus chaque mois. Le scénario que Sud Aérien vous décrivait depuis début 2012 est malheureusement en train de se réaliser. La Direction du Groupe, avec la complicité de la majorité des bureaux syndicaux d’Air France aura réussi à casser nos progressions de salaires, liquider plus de 10 000 emplois depuis janvier 2012 dans un Groupe qui entre-temps n’a cessé de progresser en chiffre d’affaire et en activité.

Ne croyons pas pour autant que la Direction du Groupe va désormais cesser ses attaques contre le personnel. Le but est d’accroître davantage la marge financière et la productivité dans tous les secteurs en continuant les attaques contre le personnel.

Le plan de croissance « Perform 2020 » va faire passer du bombardement antisocial massif aux frappes chirurgicales. En septembre, vont être annoncées de nouvelles mesures d’attaques contre les salariés : « traiter toutes les activités non compétitives et les actifs non rentables, poursuivre la baisse des coûts unitaires ». Que se cache-t-il derrière ces mots ? Sous-traitance, externalisation et nouveaux gains de productivité sur le dos des salariés.

 

En première ligne, le cargo et les escales

Dans les escales, notamment, le plan annoncé à la suite du rapport Guérin promet d’accentuer la pression sur les salariés de la Piste et du Passage. La nouvelle « business unit » regroupant le point à point Air France et HOP va évidemment viser à baisser « les coûts », en cherchant à diminuer encore les effectifs par la flexibilité, les e-services à outrance et la sous-traitance. Pour le personnel navigant, c’est continuer de jouer de la menace du passage des salariés chez HOP ou Transavia pour faire passer de nouvelles dégradations des conditions de travail.

De nouvelles annonces devraient aussi être faites concernant le Commercial France avec la volonté de flexibiliser davantage et de remettre en cause les périmètres d’activité. Les autres secteurs, Industriel, Informatique, Siège ne seront évidemment pas épargnés.

Pour mettre en œuvre son « plan de croissance », la direction compte même faire appel aux « idées » des salariés. En gros, nous demander si on on peut trouver des moyens de travailler plus…sans gagner plus évidemment. Mais, ainsi, De Juniac pourrait, lui toucher ses 600 000 euros de part variable en 2014.

 

Alors, pas de doute, comme les salariés de l’Exploitation sol en grève le 2 août à Roissy, Orly et dans toutes les escales province, il va falloir se faire entendre pour arrêter la casse et récupérer ce que nous avons perdu….Personne ne le fera à notre place !

Le bureau national 

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