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AFFAIRE PRETORY SUITE…

Publié le par SUD AERIEN ROISSY ESCALE

la cour d’appel de paris rejette la demande  d’air france d’annuler la procédure pour travail dissimulé après sa collaboration avec la société pretory.

 

Air France débouté de sa demande d’annulation de la procédure dans l’affaire Prétory  par la chambre de l’instruction. En juillet 2006 Air France était mis en examen, tandis que Jean-Cyril Spinetta s’en tirait de justesse en n’étant placé que sous le statut de témoin assisté : motif « travail dissimulé » et avoir « eu recours sciemment » aux services de Prétory, une société de sécurité que tous les collègues piste, passage et trafic ne sont pas prêt d’oublier. Elle-même poursuivie pour « abus de biens sociaux, faux et usage et de faux, travail dissimulé, blanchiment de fonds commis en bande organisée ». Et pour cause, l’employeur dissimulait l’emploi de ses salariés.

 

Joël Cathala, un ex-commissaire divisionnaire de la PAF (Police de l’air et des frontières), détaché en 1998 à la direction de la sûreté d’Air France a sollicité et recommandé le recours à Prétory. Prétory s’occupait d’opérations d’embarquement, de débarquement, et procurait quelques gros bras sur les vols délicats.

De 1 182 000 euros en 1999, le chiffre d’affaires de Prétory passe à 21 millions en 2003, et affiche une marge brute de 25% quand celle de la concurrence avoisine les 8%.

 

DIGNE D'UN MAUVAIS POLAR

L’enquête judiciaire révèle que les employés de Prétory n’étaient déclarés en France qu’à hauteur de 15 heures par mois (opérations d’embarquements et de débarquements), mais que les heures de vol (150 par mois) faisaient l’objet d’une sous-traitance via une société anglaise « Vortex Twenty Five », elle-même alimentée par des virements en provenance d’une société immatriculée dans les îles Vierges mais aussi par le Luxembourg, via un compte dont le titulaire est un ex-enquêteur à la brigade de répression du banditisme.

Prétory semblait pour son recrutement privilégier l’embauche d’agents musclés au casier judiciaire bien garni.

 

Quoi qu’il en soit, cette sous-traitance illégale, car prohibée par les accords liant Air France à son prestataire Prétory, alimente quelques vilains soupçons de caisse noire.

En Janvier 2007, maître Farthouat, l’avocat d’Air France, saisissait la chambre de l’instruction en demandant la nullité de toute la procédure.

Et ce, en plaidant l’ignorance, par la compagnie, des turpitudes de son prestataire. Avant de rendre son arrêt, la chambre aura pris son temps, puisqu’il lui aura fallu 18 mois avant de conclure au rejet des demandes de l’avocat d’Air France.

La cour relève qu’au sein du personnel naviguant, tout le monde était au courant du mode de rémunération des agents de Prétory. Mieux écrivent les magistrats « cette information était relayée par la presse, ce que ne pouvait pas ignorer la société Air France ».

A moins qu’aucuns de nos dirigeants ne lisent les journaux ?  

expéditive pour les uns indolente pour les privilegies !
qui suis-je ?

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