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CCE : PEUT-ON FAIRE PIRE ?

Publié le par SUD AERIEN ROISSY ESCALE

Depuis l’ouverture du site de réservation Panoram@ le 14 avril, le mécontentement exprimé par les agents a atteint un niveau jamais égalé à notre connaissance depuis l’existence du CCE ( plus de 60 ans, tout de même ! )

Le 22 avril, le Bureau du CCE ( CFDT, FO, CGC ) communiquait: « Panoram@ : un lancement réussi » … ??? On rêve ! En fait, ce projet s’est réalisé sans concertation. Le bureau du CCE a maintenant l’obligation de revoir les dispositifs et règles de fonctionnement des activités sociales d’abord dans l’intérêt des agents actifs et retraités.  

Problème technique ou conséquence d’un processus de régression ?


Pour SUD Aérien, ce plantage est malheureusement la conséquence logique de choix d’orientation et de stratégie des syndicats qui gèrent le CCE. Petit rappel utile des principaux événements pour comprendre comment le CCE en est arrivé là : 

1 - inversion des flux :

Il y a quelques années, la direction impose le redécoupage des 20 CE existants en 8 CE autour des périmètres « Métiers ». Tous les PN sont alors regroupés au sein du CE Lignes ( devenu Opérations Aériennes ). Les élus PNT du syndicat majoritaire ( SNPL devenu Alpa ) décident alors d’imposer la législation : chaque CE doit bénéficier d’une subvention prélevée sur la masse salariale de l’effectif concerné … alors que depuis sa création le CCE centralisait la subvention prélevée sur toute la masse salariale ( 3% )  : ce n’était pas prévu par le code du travail mais c’était solidaire puisque la subvention globale était issue d’un « pot commun » personnels au sol et navigants.

Le CE Opérations aériennes ( CE.OA ) est donc dissocié du CCE et est en voie de totale autonomisation.

Moralité : un CE plus « riche « et les 7 autres ( P.Sol ) plus « pauvres » … puisque les salaires PN pèsent aujourd’hui, en gros, près de 50% de la masse salariale globale pour environ 35 % des effectifs … mais surtout des moyens financiers en moins pour les activités dites centralisées du CCE, en l’occurrence les séjours vacances familiales et vacances jeunes. 

2 - laxisme des organisations syndicales : 

Il était possible d’empêcher ce coup de force, corporatiste et anti-solidaire ! Ainsi, en 2006 une nouvelle rédaction de la loi permet de laisser les syndicats décider, dans le cadre d’un accord majoritaire, du mode de subventionnement entre CE et CCE. Une réunion de tous les syndicats s’est tenue à ce sujet le 9 février 2007 : la majorité des syndicats avaient donc la possibilité de contraindre le bureau du CE.OA ( SNPL , SPAC, UNAC) à revenir sur l’inversion des flux, c'est-à-dire à la solidarité inter-catégorielle grâce au « pot commun »… il n’en a rien été ! SUD Aérien a eu beau interpeller nos collègues syndicalistes à ce sujet :

silence radio !

( lire tract SUD Aérien de février 2007 : « CE/CCE/ASAF :
renverser les flux, c’est possible ! »

En 2007, le nouveau secrétaire du CCE ( CFDT ) annonçait le « dépôt de bilan » »  du CCE. La direction proposera alors d’ouvrir son porte monnaie pour le budget 2008 mais le problème de l’équilibre budgétaire reste criant pour l’avenir :
le Bureau du CCE a donc décidé d’hypothéquer une partie du patrimoine, mais cette
solution ne peut être que ponctuelle !

Moralité :
Les batailles perdues sont celles qui n’ont pas été menées !
1ière partie...

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