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AUTOMATISER: DIVISER POUR MIEUX VIRER!

Publié le par SUD AERIEN ROISSY ESCALE

bls, e-service, smart boarding, portable… chronique d’une mort annoncée !  

Il faut laisser au passager le choix entre l'humain et l'automate. L'automatisation reste néfaste en raison de son caractère obligatoire pour le client. La direction pour des raisons économiques et financières, impose sa politique à l’usager et aux salariés tenus pour l’un d’aller à la BLS, et pour l’autre, d’atteindre aux forceps des « quotas » d’enregistrement BLS aux résultats farfelus et hypocrites. 

Nous avons bien compris que l'automatisation restait un élément stratégique pour nos dirigeants et a ce titre, ils ne lésinent pas à développer tous azimuts les nouvelles technologies (moyens de gagner plus en dépensant moins) afin de justifier des plans sociaux présents et à venir. 
C'est pourquoi la volonté d'offrir un service haut de gamme apparaît comme contradictoire à la mise en place d'automates. Et pour cause, le passager haute contribution affectionne le contact avec l’agent (VIP oblige) en revanche nos dirigeants font le contraire avec la partie la plus importante des clients que sont les « secondes » classes, allez comprendre !
De plus, bien souvent, le passager assimile absence d'intervention humaine et destruction d'emplois. Cet aspect n'est pas négligeable, surtout lorsqu’une  entreprise comme Air France a à cœur de témoigner son engagement en faveur de « valeurs sociales. » 
Par ailleurs, certaines demandes des passagers sont contradictoires avec les BLS ou encore internet. D'abord parce que l'agent sait modifier son comportement, s'adapter à une situation, rebondir sur un propos, réfléchir... et, pour l'instant, la machine ne parvient pas encore à l'égaler sur ces points. Le conseil et la réassurance ou encore le besoin de réponse s'appliquant à des cas particuliers, font partie des éléments ne
pouvant être traités que par des agents.
Il faut savoir mettre des limites à l'automatisation substitue du salarié.
Négliger le facteur humain dans le traitement des passagers serait une grave erreur pour
l’emploi et pour l’image que véhiculerait cette dernière. 

Malheureusement, aucune législation, aucune loi ne fixe les limites de l'automatisation, ce sont les entreprises qui créent les besoins dans l’intérêt du client nous disent-ils. Plaisanterie ! Il s’agit clairement d’éliminer le facteur humain trop coûteux et peu rentable à leurs yeux. 

100% e-service, 100% automatisation: 
monter sur le podium européen de la relation exécrable à l’agent et viser l’excellence
du dégoût de la relation avec un AEC 
sud aérien s’est toujours opposée à la cible passage, et marque

son opposition à l' égard de la cible itinéraire. 

rappel :

Lors de la mise en route de la cible passage, la direction a subtilement fait croire aux agents qu’ils allaient évoluer au sein de cette nouvelle organisation du travail : gagnant, gagnant
Elle n’a fait que créer une scission générant injustice et mépris.
Souvenez-vous des jeunes embauchés préférés aux anciens à qui les tests ARDV (ex AGT1) devenaient « bizarrement » inaccessibles. Résultat, après la MOE, la direction a opposé les salariés entre eux et a instauré sournoisement le « dumping social généralisé » au sein de l’ex entreprise nationalisée.

itinéraire miroir aux alouettes :

La direction poursuit sa stratégie illusoire
gagnant, gagnant en insistant sur 
l’aspect évolutif et
la créations de nouveaux métiers où l’agent y trouverai son compte.
La direction enfonce le clou en délocalisant l’activité
passage et centralisant celle-ci en un même lieu, le PCC, qui risque à
court terme un démantèlement en bon et du forme.
Des organisations syndicales signataires s’offusquent des conséquences
de la cible passage qu’ils ont approuvée. De qui se moque t-on ?

conséquences :

Ralentissement dans la progression des agents en raison d’un
déséquilibre flagrant entre l’offre et la demande
Isolement d’une catégorie de personnel afin de mieux les
contrôler et de les diviser 
mise en place d’une « sous catégorie » d’AEC en entre
le back-off et le front line
le 100% e-service aura pour conséquence l’éradication de l’AEC
front line et ceci est le début la fin.

conclusion :
Sud Aérien n’accepte pas une régression sociale et professionnelle aux travers des
différents projets dont celui-ci et revendique : 

une organisation humaine aux services des humains
et en second plan un soutien technologique comme
pour le traitement de la haute contribution que la
classe « inférieure » est en droit d’obtenir

du front line et encore du front line afin de monter
sur le podium non pas européen mais
planétaire de la relation a autrui.    

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