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OU VA AIR FRANCE... et où allons-nous ?

Publié le par SUD AERIEN ROISSY ESCALE

 

La situation devient plus claire pour le transport aérien mondial. L’IATA

( Association Internationale du Transport Aérien)

annonce des chiffres de trafic mondial pour les mois de

mars et de mai 2010 qui renouent avec ceux de 2008 et une

croissance continue pour les mois à venir. Le transport aérien suit la

reprise des échanges commerciaux internationaux. Ceci est vrai pour le

trafic en général et plus particulièrement  pour les classes « avant »

(Première et Affaire) qui ont pratiquement récupéré les coefficients

d’avant crise, avec la remontée du « yield »

( en français le profit, tout simplement, mais en anglais ça fait mieux…)

C’est ce que nous expliquions déjà dans un tract de janvier 2010, alors

que la Direction continuait à faire croire que le trafic restait durablement

en baisse d’activité. C’est cette explication de crise prolongée, et non pas

conjoncturelle qui servait à distiller la peur, à imposer :

un PDV qui se traduit par 1800 suppressions d’emplois, et une GPEC

( gestion prévisionnelle des emplois) qui prévoit encore

3000 suppressions d’emplois jusqu’en 2013

( 4.5% des effectifs PN/PS en moins hors PDV)

des attaques sans précédents dans les escales avec le projet NEO

( exigeant 20% de productivité en plus dans chaque escale, donc tout

autant de suppressions d’emplois)

une régression totale des activités fret d’Air France, avec l’abandon de la flotte

Cargo, au profit de la filiale Martinair la dénonciation des accords

PNC court et moyen courrier pour imposer une augmentation

de la productivité en dégradant les conditions de travail

une baisse de nos salaires, puisque en 2010, l’accord salarial

prévoit 0.8% d’augmentation pour une inflation

prévue par l’INSEE à 1.6%.

 

PENDANT CE TEMPS-LA, NOTRE DIRECTEUR GENERAL,

P.H. GOURGEON NE S’APPLIQUE PAS LES MEMES RESTRICTIONS

PUISQUE SA REMUNERATION FIXE CONNAIT EN

2009/2010 UNE AUGMENTATION DE 25%

PASSANT DE 600000 € A 750000 €. 

  

Comme il l’a dit, lui-même dans ses vœux 2010 au personnel,

ce sera donc bien « une année d’efforts partagés » !  

Alors qu’elle programme une régression des effectifs, la Direction envisage dans le même temps 6% de croissance dans les trois années à venir. Nous n’oublions pas que, de 2008 à mars 2011, le groupe AF/KLM aura réussi à imposer 9% de baisse d’effectifs 

 

REGARDONS LES COMPTES DE PRES

Les comptes 2009/2010 confirment une situation qui permet à la Direction

de prévoir l’équilibre pour l’année actuelle. Malgré la baisse

d’activité de 2008/2009, le rapport  

de gestion édité par la Direction et remis aux actionnaires indique :

 

« la demande de transport aérien a toujours retrouvé et

même dépassé  le niveau  atteint avant la crise ». 

 

  Le but est donc de profiter de la reprise pour accentuer la

productivité et la rentabilité financière au détriment de nos

emplois et de nos salaires. Sur les comptes d’AF/KLM, les

résultats affichent un résultat négatif de 1.56 milliards …

Enorme, dirons certains. Mais en regardant de près, le poids

négatif des couvertures pétrole pèse pour 637 millions dans ces

résultats, le PDV lui-même pour 148 millions. Les frais financiers

aussi pèsent beaucoup dans les comptes : 200 millions d’euros

de charges supplémentaires dus à la baisse de rendement

des produits financiers et 160 millions dus à la dévalorisation

des couvertures carburant. Tout autant d’éléments qui ne seront

pas présents pour l’exercice à venir. C’est sûrement pour cela que

c’est l’esprit tranquille que P.H. Gourgeon a « accepté » une

augmentation de son salaire de  150000 euros et que

J.C. Spinetta continue à percevoir une retraite chapeau d’au

moins 350000 euros, grâce au fonds créé en 2004 par la

compagnie pour assurer à 39 de ses cadres dirigeants une

retraite chapeau équivalent à 35 à 40% de leurs trois dernières

années de rémunérations ( c’est mieux que les 25

meilleures annuités qui régissent nos retraites… !).

Toutes les informations que nous publions dans ce tract

sont du domaine ublic et peuvent être lues notamment dans

le rapport de gestion aux actionnaires

( AG des actionnaires juillet 2010 : sur le site  

airfranceklm-finance.com ). Les chiffres de l’IATA sont aussi

consultables (en anglais malheureusement, sur le site :

iata.org/whatwedo/economics/Pages/traffic_analysis.aspx).  

Maintenant à nous de savoir si nous acceptons de nous

laisser intoxiquer ! Si la réponse est NON, dans l’ensemble des

secteurs de l’entreprise, nous devons prendre nos affaires en

mains pour ne pas accepter, comme une

fatalité, cette stratégie de l’entreprise qui va à

l’encontre de nos intérêts.  

  

Le Bureau national – Juin 2010 

                                                

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Tweety 10/05/2012 12:33





Trois jours à peine après l'élection de François Hollande à la présidence de la république française, les premières rumeurs commencent à circuler sur les noms des futurs grands patrons
"nomminables" à la tête des entreprises françaises. Si le nouveau président a largement insisté sur la continuité de l'État et promis qu'il n'y aurait pas de chasse aux sorcières, l'avenir
d'Henri Proglio à la tête d'EDF ou d'Alexandre de Juniac à Air France pourrait être compromis.



Ce n'est pas pour sa proximité avec l'ancien Chef de l'Etat qu'Henri Proglio serait montré du doigt mais pour sa vision du nucléaire, très opposée à celle du parti socialiste. Selon des
sources internes au PS, Guillaume Pépy, l'actuel patron de la SNCF, serait donné favori à la tête de l'entreprise d'électricité. On cite également le nom d'Anne Lauvergeon, à l'origine de
révélations croustillantes sur la gestion humaine de Nicolas Sarkozy. Révélations qui auraient pu "aider" François Hollande pendant la campagne. On évoque également le nom de Guillaume Pepy
pour un éventuel Ministère du transport où, selon des proches de François Hollande, il serait le mieux placé pour piloter une politique des déplacements urbains et nationaux proche des idées
de service public exprimées par le Président élu. Parmi les autres personnalités qui pourraient être mises en difficulté ces prochaines semaines, Alexandre de Juniac, proche de Christine
Lagarde et de Nicolas Sarkozy, pourrait faire les frais d'une prise de fonction chaotique et sans visibilité. Des rumeurs font état d'une pression de la CGT et du Front de Gauche pour
demander à François Hollande de nommer un homme moins politiquement marqué à la tête d'Air France.




Source : http://www.deplacementspros.com/Guillaume-Pepy-a-la-tete-d-EDF-De-Juniac-menace-a-Air-France_a15193.html

fermaton.over-blog.com (Clovis Simard,phD) 09/05/2012 01:55


Blog(fermaton.over-blog.com), No-22, - THÉORÈME FONDATION. - Que seront nos enfants ?